Mon oncle m’avait invitée à passer la journée au bord de la piscine, mais lorsque j’ai ouvert la porte de sa chambre et découvert ce qu’il avait préparé, mes jambes ont cessé de me porter…

Un matin, mon oncle m’a proposé de passer la journée avec lui au bord d’une piscine. Lorsque nous sommes arrivés, il s’est penché vers moi et m’a murmuré, presque à voix basse :

— Après la piscine, viens me retrouver dans ma chambre.

Le soir venu, quand j’ai poussé la porte de sa chambre et aperçu ce qui se trouvait à l’intérieur, j’ai senti mes jambes se dérober sous moi… 😨💔

J’avais vingt-sept ans, mais c’était la première fois de ma vie que j’éprouvais une véritable peur face à mon propre oncle.

Il s’appelait Laurent. C’était le frère aîné de mon père et, depuis toujours, notre famille le considérait comme quelqu’un à qui l’on pouvait confier n’importe quoi.

Quand j’étais enfant, il n’oubliait jamais mon anniversaire. Il arrivait avec un cadeau, assistait à mes spectacles scolaires et venait me voir participer aux compétitions. Il répétait souvent :

— Si un jour tu as besoin de moi, tu n’auras qu’à m’appeler.

Après la mort de mon père, cette phrase avait pris une signification bien différente.

Pourtant, environ un an avant cette étrange journée, j’avais commencé à trouver Laurent inhabituel.

Il lui arrivait de me demander brusquement :

— Est-ce qu’il te reste de vieilles affaires qui appartenaient à ta mère ?

Ou bien il lançait, comme s’il cherchait à obtenir une réponse précise :

— Tu t’es déjà demandé pourquoi ton père parlait si peu de sa jeunesse ?

Je plaisantais pour éviter de répondre, puis je m’empressais de changer de sujet.

Jusqu’à ce samedi.

Le téléphone a sonné dans la matinée.

C’était Laurent.

— Camille, tu as prévu quelque chose aujourd’hui ?

— Non, pas vraiment.

— Alors viens avec moi. J’ai réservé une place dans un établissement à la campagne. Il y a une belle piscine. Nous pourrons nous reposer un peu.

Je n’ai pas accepté tout de suite.

Nous n’avions jamais passé une journée seuls dans un endroit de ce genre.

Mais depuis la disparition de mon père, mon oncle faisait de son mieux pour me faire sortir de chez moi. Il voyait bien que je m’étais enfermée dans ma tristesse et que je ne voulais presque plus voir personne.

Finalement, j’ai dit oui.

Le trajet jusqu’à l’hôtel a duré près d’une heure.

Le bâtiment était ancien, mais parfaitement entretenu. Un vaste jardin l’entourait, une grande piscine extérieure brillait sous le soleil et les longs couloirs semblaient étrangement silencieux.

Au début, tout s’est déroulé normalement.

Nous nous sommes installés près de l’eau, avons déjeuné ensemble, puis nous avons parlé un moment de mon travail.

Soudain, Laurent s’est tu.

J’ai remarqué qu’il consultait sa montre à plusieurs reprises.

— Tu attends quelqu’un ? lui ai-je demandé.

— Non.

Sa réponse était sortie si vite qu’elle m’a immédiatement mise mal à l’aise.

Quelques minutes plus tard, il s’est rapproché de moi.

Il était si près que j’ai tourné la tête, surprise.

C’est alors qu’il a murmuré :

— Quand tu auras fini à la piscine, viens dans ma chambre.

Je me suis figée.

— Pourquoi ?

Laurent a jeté un regard autour de lui, comme s’il craignait que quelqu’un nous observe.

— Je ne peux pas t’expliquer ici.

— Qu’est-ce qui se passe, au juste ?

Il n’a rien répondu.

Il s’est contenté d’ajouter :

— À dix-neuf heures. Chambre 214.

Puis il s’est levé et il est parti.

À partir de cet instant, je n’ai plus réussi à me détendre.

Des pensées de plus en plus inquiétantes se bousculaient dans mon esprit.

Pourquoi m’avoir emmenée dans cet hôtel ?

Pourquoi ne pouvait-il pas me parler chez moi ?

Pourquoi cette atmosphère de secret ?

À deux reprises, j’ai failli rassembler mes affaires et partir.

Chaque fois, pourtant, je repensais à mon père.

Jamais Laurent ne m’avait donné la moindre raison de le craindre.

Il s’agissait peut-être réellement de quelque chose d’important.

À cinq minutes de dix-neuf heures, je me tenais devant la chambre 214.

J’ai levé la main pour frapper, puis j’ai constaté que la porte n’était pas complètement fermée.

— Oncle Laurent ?

Aucune réponse.

J’ai poussé doucement la porte.

À peine entrée, je me suis arrêtée sur le seuil.

Mon cœur battait si fort que j’avais l’impression que son martèlement remplissait toute la pièce.

Le lit disparaissait sous une montagne de photographies.

Il y en avait des dizaines.

Peut-être même plus d’une centaine.

Sur presque toutes, c’était moi que l’on voyait.

Moi à trois ans.

Moi en uniforme scolaire.

Moi à treize ans.

Moi le jour de la remise des diplômes.

J’ai même découvert des clichés dont j’ignorais totalement l’existence.

Un grand portrait de ma mère était accroché au mur.

Sur la table, il y avait de vieux papiers, des lettres et plusieurs enveloppes encore fermées.

Près du lit, une valise ouverte attendait.

J’ai reculé d’un pas.

— Qu’est-ce que tout cela signifie ?

À cet instant, la porte derrière moi a grincé doucement.

Je me suis retournée d’un mouvement brusque.

Laurent se tenait sur le seuil.

— Ne prends pas peur.

— Ne pas prendre peur ? Tu as rempli cette chambre de photos de moi ! Qu’est-ce qui se passe ?